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    DmC ou quand les nippons rencontrent des rosbifs.

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    Roxassanctuary
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    DmC ou quand les nippons rencontrent des rosbifs.

    Message par Roxassanctuary

    L'annonce de l'alliance avec Ninja Theory pour le développement du "Devil May Cry 5" a été une surprise pour beaucoup de gens. Le plus douloureux fut la découverte d'un trailer montrant un Dante "transfiguré" qui au lieu d'être vu comme un hooligan rebelle et caractériel, fut perçu pour la plupart comme un personnage au look emo vomitif. Un fait qui condamna ce jeu aux yeux d'une grande partie du grand public avant même qu'il montre ses tripes.
    Faisant son petit bonhomme de chemin avec l'aide de Capcom pour son système de combat, le développement du jeu continue doucement sans se soucier des critiques véhémentes et gratuites envers ce "reboot" de la licence originelle.
    Nous allons constater ensemble ce qu’il en est manette en main.

    D for DmC :


    L’histoire se déroule dans une société contemporaine ou les démons régissent, à l’abri du regard des hommes, le quotidien de ceux-ci. Le monde est partagé en deux dimensions, la « réalité » et les limbes. Les créatures démoniaques peuvent exister dans les deux et ils se servent « d’éléments » dans leur dimension pour asservir/influencer les hommes et les plier à leur volonté. Une société secrète se faisant appeler l’Ordre, se sert de tous les médias mis à leur disposition pour tenter de faire entendre raison aux êtres humains. Mais cette approche pacifique commence à montrer ses limites. Elle rentre alors en contact, par le biais du personnage de Kat, avec un Néphilim (Mi-ange/Mi-Démon) insoumis, amnésique et rebelle qui se prénomme Dante. Sa capacité à pouvoir passer d’un monde à l’autre et ses qualités de combattant en font le candidat idéal. Il devra alors détruire des lieux et des figures importantes qui sont les piliers de cette machination imaginée et contrôlée par Mundus. Dans cette lutte, Dante apprendra des choses sur son passé et devra faire des choix dont dépendront l’avenir de l’humanité.

    « It’s a go go not cry cry » Cherry Darling

    La vraie force de ce reboot, c’est sa direction artistique cohérente et la maturité qui en découle. La superposition des limbes et de la réalité rappelle un peu celle du purgatoire et du monde des hommes de Bayonetta. Quelle ironie ! L’élève a donc fini par apporter un petit quelque chose au maître.  Les influences occidentales offrent à ce soft un côté beaucoup plus « purulent» et sale que pour ses prédécesseurs. Les limbes sont un amas de choses peu ragoûtantes ou de décors « brisés » et chaotiques offrant un visuel plus qu’efficace. Le design des ennemis est tout aussi « sympathique ». Poupées désarticulées sécrétant un liquide noirâtre, embryon difforme et gigantesque, robots équipés de scies circulaires contenant dans son estomac vitré une tête de bébé…Ce musée des horreurs compose le bestiaire malsain de ce DmC montrant encore une fois cette esthétique plus violente et moins « japanisante ». Même si on est fan de l’ancienne philosophie de la licence, ce petit bol d’air pertinent et maitrisé est loin d’être désagréable. La variété des différents niveaux traversés et l’ambiance particulière qui se dégage de chacun d’entre eux agrémente vos péripéties d’un renouvellement permanent. Originaux au possible, les levels vont aisément de la fête foraine dévastée où vous faites vos armes, à la boite de nuit chic mais glauque « made in limbes ». Ils distillent tous une atmosphère particulière magnifiée par une bande son qui tape toujours juste. Noisia et Combichrist sont présents sur la bande son pour un résultat aussi excitant que terriblement dans les tons du soft de Ninja Theory/Capcom. Par contre, l’un des rares bémols de ce jeu, c’est de souffrir de la comparaison avec le un et le trois et de proposer un manque de challenge pour les initiés aux canons de la licence. C’était déjà le cas pour le quatrième opus. Après comme c’est coutume dans la série des Devil May Cry, pour tirer toute la quintessence du gameplay et faire les combos les plus impressionnants qui soient, il faut comme de la pratique et un minimum syndical de skill. L’impudence du « nouveau » Dante est un vrai régal et agrémente le tout de son humour acerbe et irrésistible. Tous les protagonistes de la série à la sauce « English » se parent d’une dimension psychologique bien sympathique qui sans révolutionner les canons du genre propose une approche différente plutôt dépaysante et inhabituelle.

    Les démons se cachent pour mourir.


    Le gameplay porte les stigmates du savoir-faire de Capcom en ce qui concerne la licence. Le switch d’armes en temps réel  hérité du troisième opus, le Stinger, le Million Stab et autres coups auxquelles sont habitués les « pratiquants » de Devil May Cry, permettent toujours de faire mumuse avec les adversaires en en prenant pleins les mirettes. Le petit truc en plus, c’est de pouvoir swicher, au choix, et en plus de Rébellion, entre des armes lourdes et lentes (les armes démoniaques) et des armes légères et rapides (les armes angéliques). Autant dire que cela dépendra de vos préférences en tant que joueur. Par contre certains ennemis exigent l’utilisation de l’un ou l’autre pour pouvoir leur infliger des dégâts. Il y a également un élément inspiré du Devil Bringer de Nero dans le quatrième opus de la série qui vient s’ajouter à une liste déjà exhaustive. Un grappin vous permettra, selon que vous portez une arme angélique ou démoniaque, de vous projeter en avant ou d’attirer l’adversaire à vous afin de continuer vos enchaînements. Cela vous aidera également dans des phases de plates-formes plus présentes que dans les anciens opus. Bien évidemment, ce DmC ne déroge pas à la règle et propose plusieurs armes à feu déblocables en plus des mythiques Ebony & Evory. Chacune proposant son maniement plus ou moins différent et brutal. Il en va de même pour les armes démoniaques et angéliques. Vous en débloquerez plusieurs qui feront échos à certaines déjà rencontrées dans la série. Ce qui offre une autre dimension aux combos du Dante de ce reboot, c’est les animations de ses différents coups. Elles donnent aux coups plus d’amplitude et une impression de puissance et de force  qui tranche un peu avec la maîtrise parfaite et la mise en scène nerveuse de son itération nippone. En ce qui concerne les défauts, on a déjà évoqué la grande accessibilité et le manque de difficulté, mais ce qui dérange le plus dans ce DmC, c’est le fait qu’ils aient supprimé le lock manuel au « profit » d’un lock automatique anecdotique qui nous fait souvent rager de frapper le mauvais adversaire comme dans GoW ou autres beat’m all occidentaux faisant appel à ce système. Et enfin une suppression qui ne manque pas plus que ça mais qu’il est important de noter, l’absence des styles de Dante qui ont été implantés à partir du trois, à savoir : le Tricster, le Royal guard, le Gunslinger et le Swordmaster (mention spéciale au Quicksilver, au Doppleganger et au DarkSlayer). Le gameplay suffisamment complet s’en tire brillamment sans, mais autant le dire ici afin de prévenir les fans  de la première heure.


    Jouabilité 17/20 : Reprenant les bases du gameplay de ces prédécesseurs, DmC propose un gameplay riche et accessible qui contentera et les superplayer et les gamers plus classiques. La seule vraie ombre au tableau c’est ces lock automatiques imprécis.

    Durée de Vie 16/20 : Pas très long à faire d’une trotte, il propose une bonne durée de vie à celui qui vise le 100% ou les meilleurs scores de la toile.

    Bande Son 17/20 : Toujours pertinente la bande son accompagne le joueur pour le plonger corps et âme dans l’ambiance des différents niveaux traversés.

    Scénario 15/20 : Sans être plus brillant que ça, il demeure suffisamment prenant pour qu’on ait envie d’en savoir plus sur Dante, ses comparses  et les maux qui touchent l’humanité.

    Des monts et merveilles :
    DmC est un reboot de Devil May Cry pertinent et enivrant qui renouvelle un peu la série en la parant d’un habillage tout autre qui brille par sa maturité et sa profondeur. Avec ce projet ambitieux, Ninja Theory prouve qu’ils sont doués pour nous proposer des univers cohérents et enivrants. Associé au charisme de la licence originelle le résultat est plus qu’appréciable.


    Dernière édition par Roxassanctuary le Dim 28 Juil 2013 - 22:32, édité 1 fois


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    Message le Dim 28 Juil 2013 - 18:46 par Ynos

    Ca donne envie de le tester, mais j'ai jamais accroché à cette série. J'avais essayé le 3 à l'époque, vite abandonné.
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    Message le Dim 28 Juil 2013 - 22:40 par Roxassanctuary

    Tu peux essayer de tâter de cet opus tout de même. Il propose tellement une expérience tout autre par le biais de sa direction artistique que même ceux qui n'aiment les opus d'origine peuvent prendre leur pied. ^^
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    Message le Mar 30 Juil 2013 - 14:44 par Cyclone XVI

    J'avais trouvé le 4 absolument lamentable, chiant au possible et un Dante emo-jap qui m'inspirait plus de facepalm qu'autre chose.

    Ce DmC, chopé à pas cher sur PC sur un coup de tête s'est révélé excellent. Je me suis jamais ennuyé et l'aventure a été un réel plaisir. Maintenant, need une suite.

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